Mercredi 26 Août :Bonjour à tous. J'espère que vous allez bien ?
Je m'enfonce dans une décadence sans fin, je n'arrive plus à maintenir la tête hors de l'eau, je sombre et je suis submerger par tout ce qui me préoccupe. Je suis lassée du quotidien, je n'arrive plus a passer une journée sans ne pas pleurer. Je suis à bout de tout, à bout de moi, de ce qu'il m'entoure.
Vendredi 28 Août :
Quelques nouvelles, peu réjouissantes d'ailleurs. Après un mail passé à ma maman Mercredi, celle-ci à téléphonée à la psychiatre qui me suit à l'hôpital enfin qui m'a suivie, bref, j'avais rendez-vous aujourd'hui à son CMPP en urgence, nous avons passées trois quart d'heure dans son bureau a parler. Je n'ai pas vraiment réussit a expliquer ce qui n'allait pas mais en gros... Bien que je ne sache pas pourquoi cette chute. En tout cas, il est clair que pour elle je suis très mal, mon visage est marqué par les pleurs, j'arrête progressivement le stablon, demain jusqu'à mardi je prends matin, midi, de mercredi à vendredi matin, et après plus rien, il va être remplacé par un autre anti-depresseursseur ( Zoloft ) plus puissant, car le stablon ne me fait plus aucun effet.
Enfin, j'essaie de ne pas trop me prendre la tête, je recommence malgré tout à ne plus trop manger ... Je ne m'en soucis pas, je m'en moque presque.
Sur ce, je vous souhaite à tous une excellente soirée.
Samedi 29 Août :
Comme à mon habitude je ne vais pas bien, je suis vide. Hier en allant au rendez-vous chez la psychiatre, je suis passée devant l'arrêt de bus, mon regard s'est figé, les larmes me sont montées, ma mère n'a pas comprit. J'aurai tant aimé qu'elle me prenne la main et me dise que tout cela n'est qu'un affreux cauchemar et que je vais me réveiller, mais non. La psychiatre m'a demandée si mes idées noires étaient revenues, j'ai bien sûr dit oui, quelques unes, exemple ? L'envie d'avaler toute ma boîte de cachet, tuer ce mal qui me ronge et m'endormir profondément sans me réveiller. La/ma folie m'enchaine les bras, je ne sais plus vers qui me tourner en plein milieu de la nuit, je n'ose pas, ma mère est à côté de moi, c'est un côté rassurant, quand j'ai peur, je me blottis dans ses bras, sans la réveiller, mais elle est là, je me réveille et je l'écoute respirer si jamais elle ne respirait plus je m'en voudrait. Je suis une grande enfant, je ne veux plus grandir. Je dors avec mon doudou, j'ai demandé à ma maman pour qu'on achète une veilleuse, elle veut bien, mais mon père est dubitatif, il ne comprend pas tout, mais hier il m'a demandé si j'allais mieux, rien que le fait qu'il me le demande m'a réchauffer le coeur. C'est bête mais au début, j'étais heureuse qu'ils se séparent mes parents, j'étais heureuse car je vivrais qu'avec ma mère, mais mon père va tellement me manquer, mon frère aussi... De plus la rentrée approche, et elle m'horrifie. Avec ma mère nous avons trouvées un arrangement pour que je ne prenne plus le bus, en déposant mon frère à son travail, elle m'emmène aussi car son travail et mon lycée sont dans la même ville.
Hier au soir, j'ai parlé avec ma mamie par vidéo, ça m'a fait plaisir de la voir, ensuite mon tonton et ma tante, nous nous sommes connu lorsque j'étais hospitalisée, ils m'ont envoyés une carte de rétablissement, je ne les connaissaient pas, et puis, il y a eu un premier contact téléphonique, ensuite internet, je vais aller chez eux pendant les vacances avec ma mère à Carcassonne ( je ne sais plus comment ça s'écrit désolé ).
Sinon je n'ai toujours pas de nouvelles en ce qui concerne l'autre agression, la femme en question, je n'ai pas eu de renseignement supplémentaires, j'ai peur de la rencontrer mais je pense qu'il le faut, peut-être qu'à deux nous pouvons quelques chose. Je l'espère en tout cas !
Extrait de mon journal intime :
Mercredi 13 Février 2008 : Je me sens mal, je me sens sale, je n'ai pas comprit ce qu'il m'est arrivée. Je n'ai rien demandé, pourquoi ? Et je dois le cacher... Je veux mourir, je veux mourir, je ne veux plus supporter cet affreux mal de ventre. Je me soutiens le ventre tant il me fait mal, je n'arrive plus a supporter, mes bras me font mal, j'ai été stupide de me couper, si je ne l'avais pas fait, il ne me serait rien arrivé ce matin, je l'ai mérité. En compensation de ce mal, je vais m'entailler les poignets, une fois de plus ou de moins, qui verra la différence?Dimanche 30 Août : Je devrais aller bien, j'ai des parents géniaux, des chevaux que j'aime, une famille à mon écoute, des personnes qui me soutiennent. Je devrais et pourtant, je me sens pire, un peu plus mal chaque jour, je voudrais rester dans mon lit, toute la journée, pleurer sur mon sort. Je n'ai pas quelqu'un qui me tire du lit et me fait bouger. J'aimerai, certes. Je suis debout depuis six heures du matin, je suis fatiguée, fatiguée de " dormir " sans vraiment dormir en fait ! Je fais de la somnolance, j'ai toujours les yeux marqués par les larmes alors je me maquille pour ne pas trop le faire voir, je me mets un peu de noir, de l'anti cerne, pour paraitre ordinaire. Seulement mon fort intérieur me dit mais putain, t'as pas ta place ici, jette toi sous ce train, n'attends pas le prochain, tu te seras désister. Saute sur l'occasion de t'offrir une vie, pense à toi un peu et soit heureuse. C'est débile mais j'en ai marre de vivre comme ça, j'ai l'impression que je vais tomber dans je ne sais quoi, j'ai peur de sortir plus qu'avant, je n'arrive plus a parler de manière audible sans avoir la boule à la gorge qui montre l'envie de pleurer et cette boule énorme dans le ventre qui me fait regretter chaque fois que je manger ou quoi que se soit.
Je suis épuisée voyez-vous, épuisée, lessivée !
22:47 :A l'heure où certains dorment déjà dans un profond sommeil paisible, je ne peux dormir, je me contraints a lutter contre le sommeil de peur de cauchemarder. Je ne veux pas dormir ce soir, où alors m'endormir mais sans plus me réveiller. J'ai besoin de sentir une présence mais pas celle que je sens de manière permanente. Vous savez, l'impression d'être regardée, suivie par
cet individu qui m'a fait tant de mal. Je me souviens qu'à l'hôpital aussi, j'avais l'impression qu'
il était dans ma chambre, qu'
il me regardait et qu'
il était prêt a surgir pour me faire à nouveau du mal. Je peux encore sentir
son regard,
ses mains. C'est affolant et écoeurant. Je veux la paix,
juste la paix et vivre enfin normalement.
Aujourd'hui j'étais avec une amie, elle m'a fait la remarque
Je me trompe peut-être mais dès que tu te maquilles les yeux c'est que tu es pas bien. J'ai remarqué que tu allais mal, tu sais tu es mon amie, je veux que ton bonheur. Alors je me trompe ? Je lui ai rétorqué qu'elle ne se trompait pas, mais que j'étais juste atteinte d'une fatigue pesante. Elle s'est contenté de ça. Sinon, ma mère prévoit de m'envoyer dans le sud de la France chez mon oncle et ma tante pour me refaire une santé et être un peu plus loin, le temps qu'elle trouve un appartement. Je ne suis pas contre, mais plus de chevaux ... Je ne sais pas si je supporterais ça... J'ai peur de faire une erreur, je ne sais plus si mon envie est de mourir ou de tuer le mal. Je ne sais plus, je ne saurais peut-être, probablement même jamais.
Je pense à la rentrée, à
ce mec, j'ai envie de vomir, j'ai la gorge qui se serre, les larmes qui coulent, les main moites, des spasmes, je vous quitte, sur une crise d'angoisse.